dimanche 16 février 2014

Le défi géographique!



Cette semaine, j’ai décidé de vous partager mon intérêt  pour une activité éducative et ludique qu’il est possible de trouver en ligne. Je ne prétends pas que cette activité que je vous propose aujourd’hui soit la meilleure qui existe. C’est simplement celle que je connais et que j’utilise depuis six ans.


Cette petite introduction a-t-elle stimulé votre curiosité? L’un de mes meilleurs souvenirs de mon cours de géographie en cinquième secondaire est le site Jeux-géographique. Notre enseignant nous avait invités à y jouer régulièrement pour favoriser notre apprentissage des lieux et noms des différents pays, capitales, villes, îles, cours d’eau, chaines de montagnes, etc. Selon moi, c’est une façon très amusante et encourageante d’apprendre ces informations géographiques qui dépendent principalement, si ce n’est pas entièrement, de la mémoire. J’avais également utilisé ce site pour réussir mes examens de carte du monde au Cégep. 
 
J’aime particulièrement que ce soit un jeu offert en français. Au fil des années les différents thèmes se sont diversifiés, il y a désormais 74 questionnaires dont les questions ne sont jamais présentées dans le même ordre et pour lesquels la limite de temps permet très rarement de faire le tour de toutes les questions. 



J’ai encadré en rouge les jeux de catégorie «junior» qui sont un peu plus faciles pour les enfants, il y a sur les 74 propositions actuelles sept versions «junior».  Je considère toutefois que des enfants peuvent très bien apprendre en participant aux autres jeux. Après chaque réponse du joueur, la bonne localisation et même certaines informations sont communiquées pour favoriser l’apprentissage.



J’apprécie particulièrement les six jeux que j’ai encadrés en orange sur cette deuxième image qui concernent uniquement des lieux géographiques au Québec et au Canada. Ces questionnaires n’existaient pas lorsque j’utilisais ce site pour mes propres études.

Je n’ai pas encore eu l’opportunité de proposer ce site à des élèves de niveau primaire, mais je crois que cette activité pourrait être une façon plus amusante de les intéresser à la géographie. J’aimerais proposer aux plus jeunes enfants de jouer en équipe pour essayer de trouver le plus de réponses en coopérant. Il serait également possible de les intéresser à faire des cartes auxquelles ils auraient accès pendant un questionnaire pour les aider à obtenir de meilleurs scores. Je crois qu’ainsi ça pourrait donner un sens aux activités de création de cartes géographiques.


Ce site me semble être une bonne ressources pour l’enseignement de la géographie dès le deuxième cycle du primaire. Effectivement, selon le programme de formation de l'école québécoise au primaire, l’une des compétences du deuxième cycle concerne justement la localisation géographique de lieu sur une carte.
 
«Lire l'organisation d'une société sur son territoire : - localisation de la société et de son territoire»
 
Une deuxième compétence, également associée au deuxième cycle concerne la connaissance du nom et de la localisation de plusieurs sociétés sur la planète.

«S'ouvrir à la diversité des sociétés et de leur territoire :
– Indication de différences dans la localisation
des territoires»

De plus, au troisième cycle, au sujet de la société québécoise vers 1980, les élèves devraient apprendre à :
Localiser la société dans l’espace et dans le temps, en identifiant les frontières du Québec.
Finalement, ils devraient également développer leurs connaissances au sujet des
«Atout et contraintes du territoire occupé:» notamment concernant l’«Hydrographie : fleuve, rivière, lac», ce que ce site permet d’étudier dans certains questionnaires.

J’espère que certains d’entre vous prendront autant plaisir que moi à vérifier leurs connaissances des notions de géographie physique. 
Bonne semaine à vous tous!

dimanche 2 février 2014

«L'alphabet magnétique» sur iPad


Lors de mon dernier stage à l’automne 2013, j’ai eu l’opportunité d’utiliser davantage les TIC que durant mes expériences précédentes. En effet, trois des sept élèves de la classe possédaient un iPad de la commission scolaire. Mon enseignante associée avait déjà installé un certain nombre d’applications dans chacun des appareils.

L’application que j’ai préféré utiliser était (ABC – Alphabet magnétique Lite – Apprendre à écrire! Pour les enfants, par Dot Next.) La version de base est téléchargeable gratuitement sur iTunes. Différentes extensions thématiques peuvent être achetées pour 0.99 $. Cette application permet de choisir différent fonds d’écran (tableau vert, feuille lignée, quadrillée, paysage, etc.), de très nombreuses images, une liste des chiffres et une liste de lettre majuscule ou une liste des lettres minuscules (placées en ordre alphabétique sur deux lignes) que les utilisateurs glissent du menu du bas de l’écran au «tableau» pour écrire des mots ou créer des scènes. 


Image disponible sur le site iTunes

Il est important de savoir que j’étais en stage dans une classe TEACCH dans laquelle un seul élève possédait la motricité et les connaissances et compétences nécessaires pour écrire sans trop de difficultés avec un crayon. Ainsi, il aurait été très difficile avec les autres élèves de travailler l’écriture des mots par des activités papier crayon. 

Tel que le souligne Jocelyne Giasson dans son ouvrage La lecture : apprentissage et difficulté publiée en 2011 par l’éditeur Gaëtan Morin, ce type d'activité d’écriture permet aux élèves de construire leurs connaissances et compréhensions de la conscience phonémique, phonologique et du principe alphabétique. L’écriture accompagnée est le meilleur moyen pour favoriser la réflexion et l’apprentissage des élèves dès le préscolaire. 

Lors de ma planification de cette activité, que j’ai utilisée avec quatre élèves et que j’ai pu réinvestir à quelques reprises, j’ai respecté les étapes 1, 2, 3 et 5 de la démarche proposée par madame Giasson (p. 102). (1. Contexte d’écriture stimulant.  2. Consignes claires, laisser l’élève se tromper. 3. Favoriser la réflexion de l’élève (lorsque c'était nécessaire, je découpais l’écriture du mot en syllabe et j'écrivais à côté des mots des syllabes que les élèves devaient lire; ce qui était une tâche bien connue et assez maitrisée pour eux). 5. Présenter la bonne orthographe du mot.)
Ainsi, en fonction des intérêts des élèves, des mots déjà étudiés et de la simplicité phonétique des mots, je choisissais des images que je plaçais sur le tableau. Ensuite, l’élève devait placer les bonnes lettres minuscules pour écrire le mot que je prononçais plusieurs fois, éventuellement jusqu’à prononcer les sons de chaque lettre. Même de cette façon c’était un exercice difficile, mais intéressant pour la majorité des élèves qui étaient toujours contents de revenir travailler avec cette application. Après avoir écrit quelques mots, ils avaient une minute pour créer une scène avec les images, simplement manipuler le iPad avant de retourner à d’autres tâches.


Je désirais partager avec vous cette expérience d’utilisation d’un outil que j’ai beaucoup apprécié. Non seulement les enfants s’amusaient à apprendre l’écriture de quelques mots, développaient leur conscience phonologique (qui est primordiale pour favoriser l’apprentissage de la lecture et de l'écriture comme il est longuement souligné dans l’adaptation française du livre de Brigitte Stanké (1998) traduit par Jean Blaquière et publié en 2000 par les éditions de la Chenelière sous le titre : Pour aider l’apprentissage de la lecture : La conscience phonologique) mais ils apprenaient également à manipuler le iPad. Ce dernier élément était très important parce qu’une fois qu’ils maitriseront suffisamment cet outil technologique l’enseignante pourra davantage l'utiliser en classe sans devoir toujours être à côté des élèves durant leur utilisation de l'iPad.